Prévention des violences à caractère sexuel

Prévention des violences à caractère sexuel

Le collège Champlain-Lennoxville reconnaît que les violences à caractère sexuel constituent un problème complexe et grave, tant au sein de la société que sur les campus de cégeps et d’universités aux échelles provinciale, nationale et internationale. Il s’engage fermement à promouvoir une culture de consentement et de respect par le biais d’activités éducatives, de formation et de sensibilisation, guidées par des approches inclusives en matière de genre et centrées sur les personnes survivantes.

Si vous avez subi une violence à caractère sexuel, sachez que toute une communauté est là pour vous croire et vous soutenir, à votre propre rythme et dans le respect de vos décisions. Ce que vous avez vécu est réel, ce n’est pas de votre faute et vous n’êtes pas seule ou seul.

Marche à suivre

Marche à suivre

Les violences à caractère sexuel englobent un large éventail de comportements, tels que l’agression sexuelle, le harcèlement criminel, l’exhibitionnisme, le voyeurisme, l’exploitation sexuelle, et bien d’autres.

Chaque situation étant unique, les démarches possibles peuvent varier d’une expérience à l’autre. Communiquez avec le Service de prévention des violences à caractère sexuel pour découvrir vos options ainsi que les prochaines étapes, et pour vous accompagner dans vos démarches auprès des ressources et services qui s’offrent à vous.

Service de prévention des violences à caractère sexuel

Natasha Dionne (elle/she/her)

Collège Champlain-Lennoxville

2580, rue College

Sherbrooke (Québec) J1M 2K3

819 564-3666, poste 2400, bureau C-170

Adresse courriel : ndionne@crcmail.net

Les membres du corps enseignant et du personnel peuvent communiquer avec :

Sandra Banerjee, coordonnatrice, Ressources humaines, à sbanerjee@crcmail.net

Programme d’aide aux membres du personnel                      844 671-3327 (en anglais)                                                833 711-2327 (en français)

Trouvez un espace sûr

Rendez-vous dans un endroit où vous vous sentez en sécurité et à l’aise, que ce soit chez vous, chez des proches ou dans votre famille. Vous pouvez également vous rendre à l’hôpital ou communiquer avec un CALACS (centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel), le SHASE, le Service de prévention des violences à caractère sexuel du Collège, la Ligne d’aide pour les victimes d’agression sexuelle ou toute autre ressource pour obtenir du soutien (consultez l’onglet Ressources liées aux violences à caractère sexuel). Vous pouvez aussi envisager de communiquer avec le service de police municipale. 

Obtenez de l’aide médicale

Même si vous ne voyez ou ne ressentez aucune blessure, il est important d’obtenir de l’aide médicale. Des soins spécialisés sont offerts à l’hôpital local :

Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke – Hôpital Fleurimont

3001, 12e avenue Nord

Fleurimont (Québec) J1N 5N4

819 346-1110

Services offerts en tout temps

Le fait de passer un examen médicolégal n’entraîne aucun signalement automatique à la police ou au Collège. Collecte de preuves :

  • Il est préférable de recevoir des soins médicaux dans les 72 heures suivant l’agression.
  • Dans la mesure du possible, essayez d’éviter de vous doucher ou de vous changer afin de préserver les preuves.

Sachez qu’il peut tout de même être possible de recueillir certains éléments de preuve même si plus de 72 heures se sont écoulées ou si vous avez pris une douche ou changé de vêtements.

Faire un signalement sur le campus

En personne ou en ligne :

Natasha Dionne (elle/she/her)

Collège Champlain-Lennoxville

2580, rue College

Sherbrooke (Québec) J1M 2K3

819 564-3666, poste 2400, bureau C-170

Adresse courriel : ndionne@crcmail.net

Formulaire de signalement

Autre option : Des boîtes de signalement sécurisées se trouvent dans les toilettes non genrées du pavillon Champlain.

Parmi les options offertes hors campus pour signaler une violence à caractère sexuel de façon confidentielle ou anonyme, on retrouve les ressources suivantes (veuillez noter que ces organismes externes ne transmettent aucune information au Collège) :

  • Veuillez consulter la liste des ressources ci-dessus.

 

En savoir davantage

En quoi consistent les violences à caractère sexuel?

Les violences à caractère sexuel englobent toute forme de violence physique ou psychologique commise par des moyens sexuels ou en ciblant la sexualité. Cela comprend notamment :

  • Les contacts physiques inappropriés et importuns à caractère sexuel;
  • Le harcèlement sexuel;
  • Les abus sexuels;
  • Le fait de partager ou de menacer de partager des images ou des vidéos privées d’une personne sans son consentement;
  • Le harcèlement criminel;
  • L’exhibitionnisme;
  • L’utilisation d’images sexuelles dégradantes;
  • Le voyeurisme;
  • Le cyberharcèlement ou la cybertraque à caractère sexuel, ou liés à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre ou à l’expression de genre d’une personne;
  • Le fait de retirer un préservatif pendant une relation sexuelle sans le consentement du ou de la partenaire.
Qu’est-ce qu’une agression sexuelle?

L’agression sexuelle englobe tout contact sexuel non désiré et non consensuel. Toute une gamme de comportements et de gestes entre dans la définition d’une agression sexuelle. Celle-ci ne se limite pas à la pénétration non désirée (le viol), mais englobe également tout attouchement, baiser, agrippement ou autre geste à caractère sexuel commis sans consentement.

L’agression sexuelle est une manifestation de pouvoir et de contrôle exercée par la personne ayant commis l’agression. Elle n’est en aucun cas liée à l’amour, au désir ou à la sexualité. Une agression sexuelle n’est jamais la faute de la personne survivante.

Qu’est-ce que le harcèlement sexuel?

Le harcèlement sexuel consiste en une série de propos, de comportements, de sous-entendus, de moqueries ou de communications non désirés à caractère sexuel, ou d’une série de propos, de comportements ou de communications non désirés fondés sur le genre, l’identité de genre ou l’orientation sexuelle, lorsque la personne qui en est responsable sait ou devrait raisonnablement savoir que ceux-ci sont importuns.

Le harcèlement sexuel peut consister en une attention non désirée à caractère sexuel, comme des questions indiscrètes sur la vie sexuelle d’une personne, des invitations ou des demandes sexuelles importunes, ou des remarques déplacées sur l’apparence physique.

Le harcèlement sexuel peut également consister en des remarques importunes fondées sur le genre, l’identité de genre ou l’orientation sexuelle qui, bien que n’étant pas nécessairement à caractère sexuel, n’en demeurent pas moins dégradantes, telles que des blagues ou des commentaires dérogatoires sexistes.

Une seule conduite grave de cette nature peut constituer du harcèlement si elle entraîne les mêmes conséquences et si elle produit un effet nocif continu sur la personne survivante.

Qu’est-ce que le consentement?

Le consentement est un accord entre toutes les personnes participantes. Il doit être mutuel, volontaire, éclairé et continu. L’une des démarches les plus importantes que vous puissiez faire est de demander le consentement de votre partenaire et de vous assurer de l’avoir obtenu. Tout ce qui n’est pas un accord volontaire et continu à participer à une activité sexuelle ne constitue pas un consentement.

Il y a absence de consentement lorsque :

  • une personne exprime, par des paroles, des gestes, un comportement ou tout autre moyen, son refus de participer à une activité sexuelle;
  • une personne, après avoir initialement consenti à participer à une activité sexuelle, exprime son refus de poursuivre l’activité;
  • une personne se soumet à l’activité sexuelle parce que la personne accusée emploie la force ou menace de le faire;
  • une personne se soumet à l’activité sexuelle parce que la personne accusée emploie la force ou menace de le faire contre une tierce personne;
  • des mensonges sont utilisés pour obtenir le consentement à une activité sexuelle;
  • une personne est incapable de consentir à l’activité (en raison d’un handicap mental ou d’une incapacité causée par l’effet de drogues ou de l’alcool);
  • une tierce personne consent au nom d’une autre personne;
  • une personne participe à l’activité sexuelle parce que la personne accusée a abusé d’une position de confiance, de pouvoir ou d’autorité;
  • la personne accusée a un lien de sang avec la personne survivante;
  • l’une des personnes a moins de 14 ans et l’autre a deux ans de plus qu’elle;
  • les deux personnes ont moins de 14 ans avec un écart d’âge de moins de deux ans, mais la personne la plus âgée est en position de confiance ou de dépendance (p. ex. une personne qui garde des enfants);
  • l’une des personnes est âgée de 14, 15, 16 ou 17 ans et la personne la plus âgée est en position de confiance ou d’autorité.

La différence entre signaler et porter plainte

Signaler une violence à caractère sexuel ou porter plainte?

Si vous avez vécu une violence ou du harcèlement à caractère sexuel, communiquez avec le Service de prévention des violences à caractère sexuel. Nous vous expliquerons les options qui s’offrent à vous en vertu de la Politique contre les violences à caractère sexuel et fondées sur le genre du Collège et vous aiderons à comprendre le déroulement des processus qui en découlent.

Comprendre la distinction

La Politique contre les violences à caractère sexuel et fondées sur le genre du Collège établit une distinction claire entre un signalement et une plainte officielle.

Le signalement et la plainte sont deux décisions distinctes qui entraînent des degrés d’intervention ou de mesures différents de la part du Collège.

Signalement : confier un incident de violence à caractère sexuel à une ou à un membre de la communauté collégiale

  • Le signalement consiste à confier votre expérience de violence à caractère sexuel. Il n’enclenche aucun processus formel et n’exige pas que vous fournissiez des détails précis ou approfondis.
  • Vous pouvez vous confier à la personne de votre choix : amie ou ami, autre étudiante ou étudiant, collègue, enseignante ou enseignant ou membre du personnel. Vous pouvez également effectuer un signalement auprès de Natasha Dionne, du Service de prévention des violences à caractère sexuel.
  • Lorsque vous effectuez un signalement auprès du Service de prévention des violences à caractère sexuel, le Collège mettra à votre disposition des mesures et des ressources de soutien, comme de l’aide psychologique ainsi qu’un accès à des soins médicaux ou une démarche d’orientation vers ceux-ci. Il pourra également vous soutenir pour tout besoin raisonnable en lien, entre autres, avec les études, l’hébergement, le transport ou l’emploi. Il vous présentera en outre les options d’accommodement offertes, peu importe que vous choisissiez ou non de déposer une plainte officielle. Vous n’avez pas à porter plainte pour avoir accès à ces services.
  • Un signalement ne mène pas à une plainte officielle, à moins que vous ne le souhaitiez, ou à moins que l’inaction du Collège ne permette pas d’atténuer adéquatement le risque de préjudice pour vous ou pour d’autres membres de la communauté collégiale.

 

Porter plainte : divulguer un incident de violence à caractère sexuel pour entamer une plainte officielle

 

  • Pour entamer une plainte officielle, notamment un processus disciplinaire par l’entremise du Collège, un signalement doit être effectué.
  • Une plainte officielle comprend des détails précis sur ce qui s’est passé, le moment, le lieu et l’identité des personnes impliquées.
  • Vous pouvez porter plainte relativement à un incident de violence à caractère sexuel auprès du Service de prévention des violences à caractère sexuel.
  • Le fait de porter plainte auprès du Service de prévention des violences à caractère sexuel un incident impliquant une ou un membre de la communauté collégiale peut déclencher une enquête interne indépendante ou un autre processus pouvant ultimement mener à des modifications du parcours scolaire ou professionnel, à une suspension, à une expulsion ou à d’autres formes de mesures disciplinaires. Le Collège peut imposer des mesures provisoires afin d’éviter tout contact entre la personne plaignante et la personne mise en cause, comme :
    • des modifications aux horaires de cours, d’études ou de travail;
    • des changements d’hébergement en résidence;
    • d’autres dispositions prévues par la Politique contre les violences à caractère sexuel et fondées sur le genre du Collège, les conventions collectives, les contrats de travail ou les politiques de ressources humaines, selon que la personne mise en cause soit étudiante, membre du personnel ou enseignante.
  • La décision de porter plainte ou non à la suite d’un incident de violence à caractère sexuel, ainsi que le moment, les modalités et l’instance auprès de laquelle vous souhaitez le faire, vous appartiennent entièrement. Vous pouvez faire appel au CALACS-Estrie pour vous accompagner dans votre prise de décision.

Porter plainte auprès d’un service de police :

  • Vous avez également la possibilité de déposer une plainte auprès du service de police local.
  • Une plainte déposée à la police est entièrement distincte d’une plainte officielle déposée auprès du Collège.
  • Une plainte à la police n’entraîne pas automatiquement une enquête policière ou des poursuites criminelles.

Vous pouvez vous adresser au Service de prévention des violences à caractère sexuel du Collège, au CALACS-Estrie ou à votre service de police local pour en savoir plus sur les démarches liées à un signalement à la police.

Signalement ou plainte confidentielle ou anonyme

Si vous signalez un acte de violence à caractère sexuel ou portez plainte, il se peut que vous souhaitiez préserver la confidentialité ou que vous ne consentiez pas au déclenchement d’une enquête. Votre demande sera respectée, à moins que l’inaction du Collège ne permette pas d’atténuer adéquatement le risque de préjudice pour vous ou pour d’autres membres de la communauté collégiale. Il est de notre obligation d’offrir un environnement sûr et exempt de discrimination à l’ensemble des membres de notre communauté, vous y compris. Nous pourrions prendre des mesures proactives, comme l’offre de formations ou de mesures de sensibilisation, afin de combattre les violences à caractère sexuel de manière générale, sans pour autant vous identifier ni révéler la situation que vous avez dévoilée. Le respect de votre demande de confidentialité pourrait toutefois limiter notre capacité à mener une enquête approfondie et à entreprendre des démarches contre la personne accusée. Nous veillerons à ce que toute information concernant votre identité ou celle de la personne ayant commis l’agression ne soit accessible qu’aux personnes disposant d’un accès autorisé, comme les membres du Service de prévention des violences à caractère sexuel du Collège.

Un signalement ou une plainte officielle effectués de manière confidentielle vous donneront accès à du soutien, à des services, à une démarche d’orientation vers des ressources appropriées ainsi qu’à des mesures d’adaptation en matière d’études, d’hébergement, de transport, d’emploi ou autre.

Vous pouvez également signaler un acte de violence à caractère sexuel de manière anonyme. Un signalement anonyme ne nous permet pas de mener une enquête approfondie ni d’entreprendre des démarches contre la personne accusée, mais il vous donnera tout de même accès à du soutien, à des services ou à une démarche d’orientation vers des ressources appropriées.

Politiques

Politique contre les violences à caractère sexuel et fondées sur le genre

Les violences à caractère sexuel ne sont en aucun cas tolérées à Champlain-Lennoxville. Le Collège s’engage à adopter des approches inclusives axées sur les besoins des personnes survivantes qui tiennent compte des traumatismes. Il reconnaît que les violences à caractère sexuel peuvent survenir entre des personnes, indépendamment de leur orientation sexuelle, de leur genre, de leur identité ou expression de genre, ou de leur statut relationnel. Il reconnaît en outre que les personnes victimes de violence à caractère sexuel qui sont membres des communautés LGBTQIA+, autochtones, racialisées ou issues d’autres groupes marginalisés sont souvent désavantagées, ignorées, sous-soutenues et revictimisées par les processus de traitement des violences à caractère sexuel. Le Collège est profondément déterminé à veiller à ce que l’ensemble des membres de la communauté collégiale puissent étudier, travailler, socialiser et évoluer dans un environnement d’apprentissage exempt de violences à caractère sexuel, et ce, quelle que soit leur identité.

Lien vers la Politique

Règlement intérieur : Comité permanent sur les violences à caractère sexuel et sous-comité

 

 

Clause d'immunité

Le collège Champlain-Lennoxville n’entreprendra aucune mesure disciplinaire contre les personnes survivantes ou victimes qui effectuent un signalement ou déposent une plainte en vertu de la présente Politique si de l’alcool ou d’autres substances ont été consommés pendant l’incident ou au moment où celui-ci s’est produit.

Guide de signalement et de plainte à Champlain-Lennoxville

Diagrammes décisionnels (en anglais):

Population étudiante

Corps enseignant/Personnel

Ressources

Aider à identifier les cas d’inconduite sexuelle impliquant des membres du Champlain College. les personnes peuvent s’adresser au Bureau de prévention des violences sexuelles (SVPO) :

Natasha Dionne, Elle/She/Her

Téléphone: 819-564-3666 poste 2400

Courriel:ndionne@crcmail.net

Impacts possibles de la violence sexuelle

Les conséquences d’une agression sexuelle peuvent perturber la vie quotidienne d’une personne. Vous pouvez ressentir certains des effets suivants ou en ressentir d’autres qui ne figurent pas sur cette liste. Quels que soient les effets que vous subissez, ils sont valables et il est important que vous trouviez les moyens de les surmonter. Vous pouvez ressentir certains des effets et des réactions suivants :

  • choc
  • tristesse
  • refus
  • engourdissement
  • peur/terreur
  • manque de confiance
  • honte
  • l’auto-culpabilité/la culpabilité
  • colère
  • sentiment d’accablement/confusion
  • changement d’appétit
  • changement dans les relations
  • sommeil perturbé/cauchemars
  • changement dans la façon dont vous vous sentez par rapport au sexe et à l’intimité
  • modification des hypothèses concernant votre sécurité dans le monde

Les conséquences d’une agression sexuelle peuvent être influencées par les attitudes sociales générales à l’égard de la violence sexuelle et par le contexte spécifique de votre propre vie.

Certains de ces facteurs sont les suivants : Les mythes sociaux sur la violence sexuelle, la présence ou l’absence de personnes de soutien dans votre vie, les réactions des personnes à qui vous avez révélé l’agression, votre expérience d’autres formes de violence et d’oppression dans votre vie (par exemple, le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie, le classisme, le capacitisme, l’âgisme, etc.

Au bout d’un certain temps, la victime-survivante peut constater qu’elle a développé les ressources intérieures et extérieures nécessaires pour l’aider à faire face aux conséquences de l’agression. La victime-survivante peut constater que sa famille et ses amis font pression sur elle pour qu’elle passe à autre chose.

Il est important de se rappeler que chacun a son propre rythme pour surmonter les conséquences d’une agression sexuelle. Il est également important qu’une victime-survivante essaie d’utiliser les ressources de soutien avec lesquelles elle se sent à l’aise pour l’aider à traverser cette période difficile. Ce soutien peut provenir d’un ami, d’un membre de la famille, de votre partenaire, du SPVC du Champlain College ou d’un conseiller en qui vous avez confiance.

Autosurveillance

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de prendre soin de soi. Prendre soin de soi, c’est prendre du temps pour soi et répondre à ses besoins. Il nous aide à nous équiper dans les moments difficiles. Ils peuvent être préventifs et nous aider à rester dans un état positif, et ils peuvent nous aider à grandir même lorsque tout va bien. Il s’agit d’une liste d’idées, dont certaines coûtent de l’argent et prennent du temps (ce qui peut en empêcher certains), mais dont beaucoup sont peu coûteuses ou gratuites et ne prennent que quelques minutes. De plus, de nombreuses idées peuvent être ajoutées. Le plus important est de réfléchir à ce qui vous convient et de vous réserver régulièrement un espace pour vous-même.

L'autosoin émotionnel
  • Demander un câlin
  • Écouter de la musique
  • Parler à un ami
  • Faire des exercices de respiration profonde
  • Brûler des huiles essentielles
  • Pleurer
  • Faire une promenade/exercice
  • Regarder de vieilles photos
  • S’exprimer (par exemple, tenir un journal, écrire, peindre)
  • Sourire
  • Boire du thé
  • Allumer des bougies
  • S’asseoir au soleil
  • Se promener sous la pluie
L'autosoin spirituel
  • Partager ses pensées et ses sentiments avec des amis et des membres de la famille en qui l’on a confiance
  • S’assurer d’un temps personnel pour prendre soin de soi (au moins 20 minutes par jour)
  • Visiter un temple, une mosquée, une synagogue, une église ou un endroit serein
  • Prier, faire de la boue, s’engager dans des rituels positifs – Faire de bonnes actions pour les autres
  • Méditer
  • Stargaze
  • Essayer de se faire de nouveaux amis
  • Jouer avec des animaux domestiques
  • Écouter de la musique
  • Se rapprocher de la nature (par exemple, faire du camping ou de la randonnée, visiter un parc ou un jardin)
Autosoins mentaux
  • Apprendre un nouveau passe-temps (par exemple, jouer d’un nouvel instrument, apprendre la salsa, etc.)
  • Faire de l’artisanat (par exemple, fabriquer des aimants, des bougies, des perles, du tricot, de la sculpture, de la broderie, des cartes, un zine, des t-shirts ou des vêtements, etc.)
  • Équilibrer les pensées négatives par des pensées positives – Étudier une nouvelle langue
  • S’inscrire à un club (sport, photographie, poterie, jogging, etc.)
  • Parler à un ami
  • Faire un puzzle
  • Lire
  • Journal, rédaction d’une nouvelle ou d’un poème
  • Peinture
  • Regarder un film/documentaire
  • Pensez à une réalisation dont vous êtes fier(e)
  • Rêve éveillé
L'autosoin physique
  • Prendre un bain chaud
  • Marcher, faire de l’exercice, du yoga ou des étirements
  • Faire de la luge, du patinage ou du ski
  • Dormir suffisamment et bien
  • Faire des exercices de mise à la terre, de respiration, de visualisation et de
  • Explorer un nouveau lieu dans la ville (par exemple un nouveau quartier, un festival ou un marché)
  • Créer un projet (par exemple, réaménager/redécorer sa chambre à coucher)
  • Jardinage/entretien des plantes
  • Cuisiner – apprendre une nouvelle recette
  • Faites-vous plaisir (par exemple, faites-vous couper les cheveux, peindre les ongles, offrez-vous un soin du visage, appliquez une bonne lotion sur votre peau, faites tremper vos pieds).
  • Aller danser ou apprendre différents types de danse
  • Aller au bowling
  • Boire du thé
Techniǫues de relaxation

Respiration profonde

  1. S’asseoir ou se tenir debout dans une position
  2. Inspirez lentement par le nez tout en expulsant l’estomac.
  3. Maintenez la position pendant plusieurs
  4. Expirez lentement en pinçant les lèvres.
  5. Répétez ces étapes plusieurs
  6. Passer de la concentration sur la respiration à une sensation de détente.

Relaxation progressive

  1. Inspirez et contractez les muscles du front et du contour des yeux et observez la
  2. Expirez et relâchez la tension et observez la différence.
  3. Concentrez-vous sur la différence entre les deux (tension et relaxation).
  4. Tendez les muscles de la bouche et de la mâchoire, puis relâchez comme indiqué ci-
  5. Progresser dans les muscles du cou et des épaules.
  6. Progression dans tout le

Méditation

  1. S’asseoir dans une position
  2. Réduire les
  3. Concentrez-vous mentalement sur un mot, une pensée ou une image
  4. Respirez profondément.
  5. Évitez de vous laisser décourager par les pensées intrusives ; laissez-les vous

Visualisation

  1. Imaginez un lieu tranquille, réel ou
  2. Imaginez-vous dans ce
  3. Regardez autour de vous et observez les détails
  4. Prêtez attention aux odeurs, aux sons, aux sentiments et aux sensations spécifiques.
  5. Imaginez à quel point vous pouvez être détendu dans ce
Coping

Les suggestions suivantes sont appelées « stratégies d’ancrage » :

  1. Éloignez-vous de la situation qui vous fait paniquer si vous en avez besoin et si c’est
  2. Respirez profondément par le nez pour augmenter la circulation de l’air dans vos poumons et aider à la croissance.

réduire votre rythme cardiaque et votre réaction de panique. Expirez lentement par la bouche.

  1. N’essayez pas de contrôler ou de combattre vos réactions ; acceptez-les et « surmontez-les ». que la panique n’est pas dangereuse et qu’elle passera.
  2. Appelez quelqu’un et exprimez-lui vos
  3. Bougez ou pratiquez une activité
  4. Concentrez-vous sur des objets simples autour de vous. De nombreuses personnes trouvent utile d’identifier cinq choses qu’elles peuvent voir, cinq choses qu’elles peuvent entendre, cinq choses qu’elles peuvent sentir, et de poursuivre ce processus jusqu’à ce que la panique s’estompe.
  5. Touchez le sol, les objets physiques qui vous entourent, ou ancrez-vous d’une autre manière, par exemple en plantant vos pieds sur le sol.
  6. Rappeler des informations connues telles que la date et l’heure actuelles, votre âge,
  7. Si l’endroit où vous vous trouvez le permet, libérez votre tension en tapant du poing, en exprimant votre colère, ou en faisant du sport.

pleurer.

  1. Respirez lentement et régulièrement par le nez afin de réduire les risques d’hyperventilation.
  2. Utilisez un discours positif sur vous-même (déclarations d’adaptation) en conjonction avec une respiration lente.
  3. Posez-vous la question suivante : « Quelle est la chose la plus positive que je puisse faire pour moi- même en ce moment ? »
  4. Expérimentez différentes stratégies d’adaptation lorsque vous sentez que les réactions de panique progressent. Plus de

Avec le temps, vous apprendrez quelles sont les stratégies qui vous conviennent le mieux.

(Adapté de : The Anxiety G Phobia Workbook par Edmund Bourne)

Troubles du sommeil et cauchemars

Les suggestions suivantes ont été recommandées pour améliorer la qualité et la quantité de votre  sommeil :

  1. Faites de l’exercice pendant la journée, de préférence en fin d’après-midi avant le dîner. L’exercice aérobique (20 minutes ou plus) est préférable, mais une marche rapide de 45 minutes à une heure est utile.
  2. Couchez-vous et levez-vous à des heures régulières, même si vous êtes fatigué le matin. Ne changez pas d’heure pour vous coucher ou vous lever.
  3. N’essayez pas de vous endormir. Si vous ne parvenez pas à vous endormir après 20 à 30 minutes passées au lit, levez-vous ou pratiquez une activité relaxante (regarder la télévision, vous asseoir sur une chaise et écouter une cassette de relaxation, ou boire une tasse de tisane, par exemple), et ne retournez pas au lit tant que vous ne vous sentez pas
  4. Évitez les repas lourds avant le coucher ou de vous coucher en ayant faim (une petite collation avant le coucher peut être utile).
  5. Évitez toute consommation excessive d’alcool avant le
  6. Détendez-vous pendant la dernière heure ou les deux dernières heures de la journée. Évitez les activités physiques ou mentales intenses, les troubles émotionnels, etc.
  7. Réduisez autant que possible votre consommation de caféine et de Si vous devez prendre du café,

le faire en début de journée.

  1. Au lieu de prendre des médicaments sur ordonnance, essayez des compléments naturels qui favorisent le sommeil.
  2. Développez un rituel de sommeil avant de vous Il s’agit d’une activité que vous faites tous les soirs avant de vous coucher. Une douche ou un bain chaud avant le coucher peut vous aider à vous détendre.
  3. Pour détendre les muscles tendus ou l’esprit en ébullition, utilisez des techniques de relaxation profonde telles que la relaxation musculaire progressive ou la visualisation guidée.
  4. Évitez de faire la sieste pendant la journée.
  5. Ne vous laissez pas inquiéter par l’insomnie. Essayez d’accepter les nuits où vous ne dormez pas très bien. Vous pouvez encore fonctionner le lendemain, même si vous n’avez dormi que quelques Moins vous luttez, résistez ou craignez l’insomnie, plus elle aura tendance à disparaître.
  6. Parlez de vos sentiments, émotions et pensées pénibles avec une personne de confiance, qu’il s’agisse d’un ami, d’un membre de la famille ou d’un conseiller. Le fait d’obtenir un soutien émotionnel et d’exprimer vos sentiments vous aidera souvent à dormir.

(Adapté de : The Anxiety G Phobia Workbook par Edmund Bourne)

Un mot pour les amis et les familles

Après qu’un ami, un membre de la famille ou un partenaire a été victime d’une agression sexuelle, il peut  ressentir de fortes émotions et des émotions contradictoires, dont certaines peuvent également être ressenties. Il se peut que vous vous sentiez :

  • en colère contre ce qui est arrivé à votre proche
  • désemparés et confus quant à l’aide que vous pouvez leur apporter
  • la tristesse et le chagrin
  • une gêne dans votre relation avec votre proche
  • bouleversé et frustré par les changements survenus dans votre relation avec la personne agressée

Il est important que vous sachiez qu’après avoir été agressée sexuellement, une personne peut  avoir des réactions émotionnelles et physiques accablantes. Vous vous demandez peut-être ce que vous pouvez faire pour l’aider. Ce ne sera pas une période facile pour vous ou pour la personne  agressée, mais voici quelques suggestions sur la façon dont vous pouvez apporter votre soutien :

  • L’écouter sans porter de
  • Soutenez ses décisions par tous les moyens
  • L’aider à trouver les ressources et le soutien dont il peut avoir
  • Reconnaissez que vos sentiments sont distincts des
  • Prenez conscience de vos propres limites et prenez le temps de vous occuper de vous lorsque vous en avez besoin.
  • Contrôlez l’envie de prendre des décisions à la place de votre proche ; il est important que vous lui permettiez de prendre soin de lui-même lorsqu’il en a besoin.
  • Évitez de poser des questions « pourquoi » et insistez sur le fait que l’agression sexuelle n’était pas de leur faute.
  • Soyez patient avec eux lorsqu’ils s’efforcent d’accepter l’agression.
  • Reconnaissez et validez ce qu’ils ressentent et leur besoin d’exprimer ces sentiments, mais évitez de leur dire comment vous pensez qu’ils devraient réagir.

 

(Adapté de : Sexual Assault : Information for Families par le Victoria Women’s Sexual Assault Centre et Caring for a Friend or Family Member Following Sexual Assault par le Sexual Assault Program, Women’s Health Care Centre, Peterborough Regional Health Centre)

Ressources si vous êtes accusé d'agression sexuelle

Le programme de thérapie CIVAS s’adresse à une clientèle masculine et féminine, aux jeunes (14 ans et plus) et aux adultes. Les personnes qui utilisent les services de CIVAS le font sur une base volontaire ou sont référées par les Services correctionnels du Québec, les tribunaux, les Centres jeunesse, les Centres de santé et de services sociaux, divers organismes communautaires, etc.

Pour pouvoir adhérer au programme CIVAS, une demande doit d’abord être initiée par la personne qui souhaite bénéficier des services, un proche de la personne ou un professionnel (travailleur social, médecin, psychologue, etc.). En cas de besoin, vous pouvez obtenir une lettre d’orientation en vous adressant à la coordinatrice de la prévention des violences sexuelles.

Que faire en cas de divulgation

Si une personne vous fait part d’une expérience de violence sexuelle, votre réaction peut avoir un impact significatif sur la suite qu’elle choisira d’y donner. Il est courant de ne pas savoir quoi dire lorsqu’on reçoit une révélation, mais vous avez la possibilité d’apporter un soutien et des informations sans porter de jugement. Voici quelques conseils généraux sur la manière de réagir lorsque l’on reçoit une révélation de violence sexuelle :

  1. Écouter C
  2. Faites-lui comprendre que ce n’est pas de sa faute et qu’il n’est pas
  3. Respectez la manière dont ils décrivent leur expérience : utilisez les mots et le vocabulaire qu’ils ont Par exemple, certains se considèrent comme des victimes, d’autres préfèrent se considérer comme des survivants.
  4. Renseignez-vous sur l’aide disponible dans votre communauté et partagez ces informations avec le victime[1]survivant lorsqu’il/elle est prêt(e). Vous pouvez l’accompagner s’il le souhaite.
  5. Prenez soin de Si vous avez reçu une révélation, prenez soin de vous en cherchant du soutien.
  6. Vous pouvez contacter le bureau de prévention des violences sexuelles du Champlain College-Lennoxville ou vous orienter vers un soutien si nécessaire.
  7. Ne partagez pas la révélation avec vos amis, les membres de votre famille ou vos collègues. La confidentialité est importante pour la sécurité et le bien-être de la personne qui vous fait des révélations.
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